C était un chat noir sur le bord de ma route
La prunelle vive et le pelage soyeux
Ce très joli chat fit des mines et but du lait
Calin contre tes jambes il a frotté sans doute
Son petit museau rose et ses pattes gantées
La prunelle tendre de son doux regard bleu
Tendue vers la gamelle que tu préparais
Du moins j’imagine le voyant de la sorte
Qu’il a voulu sortir, qu’on lui ouvrit la porte
Ce très beau chat noir qui les voitures déroute
Allongé sans vie, mort, sur le bord de la route
Son petit cœur ne bat ni son ronron ne résonne
Sur son regard la fine paupière s’est close
Il ne viendra plus câlin, contre toi frotter
Son doux regard bleu n’apaisera plus tes jours
Les voitures passent dans un grondement sourd
les voitures filent indifférentes elles passent
Les voitures passent et les chats trépassent
Je pense à ton chagrin, je pense a toi qui pleure
Quoi je n’ai plus ce chat que j’ avais tout à l’heure ?
Tu pleures ton beau chat noir ce soir désolée
Puisse le ciel l’accueillir et qu’il repose en paix
Je connais bien ce processus de deuil, tout aussi douloureux que la perte d’un être proche.
Et cette impression de connexion spirituelle qui s’établit, avec l’étrange impression d’entendre le bruit de ses pas à côté du lit, ou ses miaulements derrière la porte.
J’aimeAimé par 2 personnes
Oui je connais aussi j avais un chat roux autrefois mort ds ces conditions sans doute bien qu’ on n’ ai jamais retrouvé son corps ce poème parce que j’ ai repris la route du boulot et effectivement vu un chat noir mort victime de cette putain de civilisation de l automobile et des chauffards trop pressés! J en vous en moyenne une quinzaine par an et je ne m’aguerris pas !
J’aimeAimé par 1 personne