Jaune colère des temps d’aujourd’hui
Les coquelicots ne fleurissent plus que les vendredis
Dans le ciel qui se fige, rouge, un stylo s’est noyé
Que les gens sont tristes ma mie comme désespérés
On ne voit plus que
Ca et là foules jaunes et barricades
Nuée confuse héroïque
Dans les vapeurs délétères et toxiques
Derrières leurs boucliers sombres cosmonautes
Voici venir les hommes en noir
Qui sèment la terreur de leurs armes iniques
Les sans dents ont la dale mes frères
Tremblez bourgeois, tremblez nantis
Les gilets sont dans la rue
Jaune colère des temps d’ aujourd’hui.
Nos sales banquiers ricanent et s’arment
Du haut de leur insupportable morgue
Pleuvent des hallebardes
Les yeux crevés ne les arrêtent pas
Ni les pleurs des enfants terrifiés
Ni les cris de la foule qui se bat
Pour un peu de dignité, de justice
Ces tristes sires gentes politiques
haute finance et bas instincts
Eructent et vomissent
Des discours comme s’il en pleuvait
Sur la foule qui a faim
Sur le pauvre peuple qui n’en peut plus mais
Puisque l’on n’entend pas ses suppliques
S’habille d’un gilet jaune et va manifester
Jaune colère des temps d’aujourd’hui
Les coquelicots ne fleurissent plus que les vendredis
Dans le ciel qui se fige, rouge, un stylo s’est noyé.
Sommes nous encore en démocratie ?