Prise dans l’anse de ses bras tu vaques
vagues et divagues
Et te laisses penser
Que peut-être…
Vague tu vaques, anse,
Et c’est comme une danse
Inachevée.
Dans le vent les soucis se dissolvent
Emportés par les grands oiseaux lents.
Perles des jours enfilées
Quand les présents passent et s’enchassent,
Pris au doux piège du passé qui file, file
Sa toile.
Prismes de l’anse qui dans ses bras denses retient
la mer.
Le grand large ne se voit qu’à la pointe
Mais d’une vague douce vaque l’anse
Et t’entraîne, traîne, traîne…
ciels de traîne comme voiles
Et tu te plais à voir ce que dessinent les nuages du jour dans le bleu
C’est pluie qui soleille,
C’est l’air qui chante et rit
d’un vol de Cormorans
C’est vacances et dans l’air et dans le vent tu lâches,
Prise,
Un caillou heurte ton pied nu…
Que la vague n’a pas su dissoudre
et c’est déjà la fin…
Souviens toi te dit un peu tous les jours le petit orteil …
Et vaque…