C’est d’abord une trille d’oiseau dans la cour
Façon mosaïque, un soleil éclaté
Entrelâs subtils d’écorce émoustillée
Ah mon amour !
C’est ensuite un concert quand d’autres s’en viennent
L’azur émietté d’ailes, et plus loin des coeurs….
Qui battent plus bas leur pesant de bonheur
La vie bohême !
L’oiseau moqueur est mort mais d’autres le remplacent
A les voir enlassés, l’herbe tendre et folle acte
de ces corps si fous, garder la trace intacte
Quand le temps passe !
Elle songe folle l’herbe sous la branche alunie
Qu’il se conjugue toujours au présent du jour
Car l’amour dont la trille enchante ses jours
Se tait La nuit !