Nous avons tous nos mois d’ombre
Des coeurs qui s’ engourdissent et qui sombrent
C’est Peut être une voix qui s’est tue
Ou encore une main qui ne s’est plus tendue
Un corps une présence un visage adorés
Dans un chemin d’esquive un amour oublié
Une blessure que la date ravive
Des jours sombres où les souvenirs revivent
Douleurs des temps d’autrefois, douleurs anciennes
Ces fantômes qui incessamment reviennent
Sans qu’on les puisse museler
Pour moi c’est novembre et pour toi février
Nous avons tous nos mois d’ombre
Nous avons tous nos coeurs qui sombrent
En tout lieux, en plein jour, dans la nuit
Ou seulement peut être nos corps engourdis
Pour toi tout un mois ou que des semaines
Oh mais quand ces spectres reviennent
Douleur manques chagrin culpabilités
Qu’il est parfois dur de s’en détacher
Pour Alan.