Les jours bleus

Se souvenir des jours bleus rendus si beaux de soleil et d’eau…

Sous les gris, parfois bleus, des galets sont  les bleus,vert topaze ou lagon, de la mer d’ici ; sous  les bleus  du ciel,  les blanc bleutés des nuages.

Où se rejoignent la mer et le ciel,  l’horizon est  pâle,  tirant sur le mauve.

Bleu pétrole est le bout de tissu noué sur ton corps mouillé, salé, et le gris vert de tes yeux, est  si clair qu’on le dirait gris bleu, parfois.

Crémeux  les blancs beiges,  bleutés en perspective,  des falaises qui s’étirent paresseusement. 

L’émeraude vive de la végétation rase qui les coiffe, se fait bleu saphir puis cobalt au fur et à mesure de l’avancée du soir et des ombres qui l’accompagnent.

Ah le bleu de tes lèvres  froides que tu avives en les collant aux miennes, mon amie mon amour bleu.

Puis la mer étale ses vert gris bleus roses, s’irise en camaïeu, sous le soleil couchant qui se fond jaune, puis rose, dans les ombres gris bleutées, au crépuscule.

Nos deux ombres s’enlacent, bleues sombre, sur la jetée, grisée bleue à la lune montante.

Se souvenir de :

La mer étale, mystérieuse, vagues cobalt aux franges lumineuses, avivées de lune et tes lèvres tièdes, bleues tendres dans la nuit balbutiante.

La nuit, bleue nuit,  piquée d’étoiles et dans les prés,  les  indiscernables présences d’une vie bleue, effarouchée du cri de la chouette  en chasse.

Tes lèvres encore, leur parfum de rose, bleue.
Nos draps… La nuit … Chut…

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