Noël

Nous n’irons pas fêter vos fêtes des lumières

Oublieux que  sommes des rires de circonstance

Et resterons blottis, prostrés dans nos tanières

Liés  dans nos chagrins,  nos tristes  remembrances.

Nous ne saurions revivre les éclats de naguère

Où tout était si gai sous les ors  des sapins

Et garderons en nous précieux et solitaires

Les souvenirs poignants de nos amours défunts.

Nous ne voulons plus lors vivre d’autres festins

Orpaillant sans répit nos souvenirs enfuis

Enfouis sous les paillettes comme leur or est terni !

Le temps de la fête n’a pas de lendemains.

Nous guérirons  peut être un jour de son  absence

Oubliant pour un temps  les  tendresses passées

Et tenant dans nos bras cette  chère présence

L‘enfant de notre amour, un espoir  nouveau né.

Mais aujourd’hui…

Laissez nous encore innocent que vous êtes

Unir nos vies présentes aux bonheurs passés

Mourir à la fête  païenne pour mieux renaître

Ivres de nos liens qu’on voudrait voir intacts

Et  nos morts  les garder de nous  encore tout près

Ressasser nos chagrins, refuser ces  diktats

Et des joies obligées et bonheurs décrétés.

Hommage à une amie qui se reconnaîtra peut être  et au delà à tous ceux ou celles en deuil ou justes tristes  qui souffrent à Noël…

3 Comments

  1. Je te reconnais bien là ! 590 euros pour un père Noel en plastique c’est un peu abusé ! En passant…je t’embrasse et ne t’oublie pas malgré mes propres peines impossibles à partager.

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