L’as-tu vue la lune, joue-t-elle à cache cache entre deux nuées ?
L’as-tu vue si belle et que dit-elle, là haut, perdue dans les nuages ?
S’enrobe-t-elle scintillante en sa blondeur native
Ou rousse flamboyante annonce-t-elle craintive
Des temps venteux ?
Tu la vois la lune qui joue entre les nuages sa silhouette changeante entre ombre et lumière .
Tu la vois la lune, ronde et qui fait la fière, ou croissant furtif perdu dans le ciel.
Tu la vois la lune, comme elle tu joues sur le fil de ta vie, changeant au gré des temps, des craintes, et des envies.
Tu l’aimes la lune, elle connait tes secrets du moins tu l’imagines, comme tu crois parfois dans tes lubies, que tu lui parles et qu’elle te répond.
Comme dans la chanson ..
Tu voudrais croire que la lune croit pour toi, enfle comme le boeuf de la fable, pleine de tes fumeuses tentations .
Onque voudrais croire que la lune décroît au gré de tes cruelles déceptions.
C’est que la si belle et changeante et lointaine lune paraît si proche par les nuits de pleine lune ! Elle s’encadre en grand dans ton pare brise et tu roules sereine dans son ciel éclairé.
Alors pourrait-on, dit on : décrocher la lune et s’en faire une lampe ou un mol oreiller.
Mais tu ne veux pas décrocher la lune ni même la viser pour avoir ce que tu désires.
Juste lui parler, juste baigner dans sa lumière, pour te sentir exister.
Et nous sommes nombreux peut-être à aimer la lune, à s’ imaginer qu’elle influe sur nos vies et qu’on peut lui parler.
Et ce n’est pas plus con après tout que de croire en Jésus, son père, le saint esprit ; Pas plus con de croire en la lune qu’en la vierge Marie.
Pas plus con de se réfugier, au sein de la lune, que de croire en vos saints.
C’est pour te sentir moins seul dans les nuits de tes insomnies que tu lui parles à la lune …
Et qu’elle te répond.
L’as tu vue la lune, joue-t-elle à cache cache entre deux nuées ?
L’as tu vue si belle, et que dit-elle, là haut, perdue dans les nuages ?
S’enrobe-t-elle scintillante en sa blondeur native
Ou rousse flamboyante annonce-t-elle craintive,
Des temps venteux ?
Comme toi la nuit, je parle à ma lune et le jour : m’entoure autour du tronc des arbres ou me perd dans les nuages dont les volutes inventent pour moi autant de fantaisies.
C’est ainsi, rêveuse, que je vis.
Tu me rappelles que je n’ai pas parlé à la lune depuis un long moment, même si je l’admire régulièrement. Ça m’a toujours fait du bien que de la saluer et lui glisser quelques mots.
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