Neige

Blanche immaculée, symbole cotonneux de grande pureté,

Froideur… Vite souillée.

Sur ma neige, vos pas. 

Ces brodequins qui brodent  leurs semelles d’ébène sur mon fragile éclat…

Et moi mon coeur de glace rogné, ses cristaux si vite écornés,

Du feu de vos présences.

Et moi mon coeur de neige, si vite évaporé, en cent coulures grisâtres,

Leurré de vos errances ;

Et sous la neige enfuie, le sang  de ma chair en mille rigoles…

De tendres remembrances :

Pleurent leurs innocences et leurs rêves enfouis.

Chaque fois que la neige couvre d’un blanc manteau nos pauvres oripeaux.

Nos coeurs ainsi parés,  retrouvent dans la blancheur  leur naïveté d’enfant…

Cette naïveté qui fait croire dès que croît dans le ciel un flocon,

La pureté retrouvée des amours fantasmés.

Du temps que j’étais blanche d’une sotte candeur…

Et quoiqu’ à présent blanchie sous les strates du temps, 

Dès que tombe la neige, mon cœur sa fraicheur, pour quelques heures encore,

Ravive ses vingts ans…

 

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