Dans novembre qu’entends tu mon ami ?
Dans novembre il y a ambre il y a nouveau aussi
Dans novembre il y a
L’ambre cachée de l’or des couchants
Et dans la nouveauté des petits matins, frémissante
l’odeur exquise de l’herbe mouillée
Dans novembre qu’entends tu mon ami
J’entends la danse sonore de milles petits bruits
Milles petits bruits qu’automne produit
Feuilles froissées, bogues qui éclatent et révèlent leurs fruits
L’ambre mordorée d’un marron juste né
Le chants des hirondelles le vol des martinets
Leurs arabesques noires dans un ciel bleuté
Que la nuit bientôt avale avide
Dans un immense et presque imperceptible
Bruissement …
Dans novembre mon ami qu’entends-tu ?
J’entends, j’entends les voix chères des êtres qui se sont tues
Dans l’oiseau qui pépie, l’enfant qui fredonne, la goutte de pluie
J’entends j’entends la douce voix des gens qui ne sont plus
J’entends sous la bûche qui craque et gémit l’écho d’autres feux
D’autres rires d’autres chants, d’autres cris, d’autres lieux
Et serrant à Paris, sur les pavés de pluie, dans le petit sachet les chaudes chataignes
Je rêve à d’autres automnes, d’autres amoures, d’autres antiennes
Dans le vent qui fredonne sa chanson d’automne
Qu’entends-tu mon ami qu’entends-tu ?
Dans l’arbre qu’un vent d’autant effeuille
L’ambre de la feuille
Dans les champs comme en tes enfances
Les sillons mordorés sombres de terres qu’offense
L’incarnat de la vigne
Et dans l’eau d’un bassin en ville
La blancheur hautaine et splendide
d’un cygne
Les fraîches couleurs, verts et beiges, subtiles
D’un marron pris encore dans sa bogue humide
qui craque et roule sous ton pas
Dans novembre débutant ? Qu’est-ce que tu vois ?
Mon ami, qu’est-ce que tu vois ?
A l’ambre de novembre ton chemin de vie,
Ton chemin qui se poursuit
D’autres êtres, d’autres lieux, d’autres amoures
Petites ou grandes, autant le vent emporte, autant la rivière fluide…
Charrie de feuilles mortes en son cours humide,
Vers le grand océan,
Autant la vie renouvelle toujours
Ses promesses d’amour
Dans novembre mon ami tu entends
Les chères inflexions
Des voix qui se sont tues
Dans l’ambre de l’or du soir qui descend
Et dans l’or blanc d’un matin renaissant
Que l’oiseau qui pépie salut
Qu’entends-tu ? mon ami ? Qu’entends-tu ?
C’est beau, je ne l’avais pas encore lu, ça mériterait d’être mis en musique, en tous cas c’est ce que je me suis dit 🙂 Merci !
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Merci beaucoup même si je ne sais pas qui est quelqu’un 😉 ça m’intrigue
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C’est joliment dit. Et ça emporte allègrement tout au long de ce mois de novembre, contre vents et marées, au gré des feuilles qui volent aux vents et dans l’odeur des marrons chauds…. Et si après avoir lu ton ode à novembre, on n’aime pas ce mois, alors je n’y comprendrais plus rien.
Merci Cécile pour ce beau moment poésie, et pour ton commentaire sur mon blog que j’ai lu juste avant. Ce qui m’amène jusqu’ici.
Très trés bon week-end à toi, à bientot. Au plaisir de te lire.
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Magnifique. La, je dis magnifique. Bravo Cécile .
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Merci pour tes petits mots tjs si louangeux ! (Ça se dit ?) Bonne journée
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J’entends le bruissement de tes mots, que je lis avec plaisir et qui forment une très belle ode à novembre 🙂
Biz et vive le mois de novembre !
A bientôt Cécile !
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Un riche Novembre qui mérite bien ton hommage royal. Vrai! chaque mois, chaque saison possède ses bonheurs, ses valeurs à apprécier de tous les sens. Chouettement. Bise.
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J’adore! 💚🌹
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