A tire d’elle

Je voudrais juste te dire
Que je vais m’envoler
Puisque tout est provisoire
Puisque rien ne dure
ici-bas

Puisque je n’ai pas d’ailes
Comme l’oiseau là haut
Quoique le ciel m’appelle

Je mettrai tantot
Ma robe de soie
Mes escarpins rouges
Et j’irai la-bas

Là où le ciel rejoint la terre

D’ici là j’aurai
Quitté mes souliers
Et baigné dans l’herbe
Mes pieds écorchés

Je serai au loin
Princesse aux pieds nus
Je serai au loin

Aux confins lointains
Du monde connu

Et je reverrai
Tutoyant le ciel
Tes beaux yeux d’azur

Et je rêverai
Tutoyant le ciel
Nos amours passés

Je m’envolerai
Dénudée de toi
Au soir de ma vie

Ne restera là
Au confins du monde
Qu’un corps esseulé

Nu
Couché sur….

Ne restera de moi
Qu’une robe de soie
Deux escarpins rouges

Je suis venue te dire
Que je vais m’envoler

Là où
Le ciel
Rejoint
La terre….

8 Comments

  1. Si, si, Cécile, nous avons des ailes mais on ne les voit pas… Ferme les yeux. Tu sens dans le dos ces picotements ? Voilà. Maintenant prends ta plume et vole ! Trace le fil des mots. C’est aussi une façon de prendre son envol 🙂
    Ouais, j’avoue, je suis un peu trop lyrique dans mon commentaire. En revanche je t’embrasse et continue ma lecture. J’ai du retard !

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    1. Amusant de recontacter ce texte et réaliser qu’il a été posté un jour anniversaire : la mort de mon père 10 ans auparavant. Si j avais des ailes Dom je volerais jusqu’ à toi (mais je vais attendre le printemps là il fait trop froid pour voler !!)

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