Tu es venu un jour du fond du jardin on est en 2016. tu as tout juste un an d’après le véto. On t’appelle Poil. De Carotte. Notre joli petit rouquin bicolore notre petit miracle, je veux t’appeler Calvin en référence à la BD Calvin et Hobbes mais recule devant le tollé familial. Poil de Carotte tu es et restes.
Tu prends vite toute ta place : confiant, gourmand, indépendant autant qu’affectueux, joueur !
Comme tu dors bien dans cette confiance qui t’appartient ! Couché dans l’herbe du jardin.
Tu as tes manies de chat, le soir souvent on te voit gratter au carreau de la fenêtre du salon. Tu te tiens sur tes pattes de derrière et comme c’est charmant, comme tu montres pattes et petit ventre blanc. Pour rentrer, tu grattes, alors que Fine miaule et souvent tu te mets en embuscade pour lui sauter dessus, joueur que tu es. Au salon, dans le couloir parfois vous vous poursuivez… Quand vous ne vous entendez pas comme larrons en foire pour tendre des embuscades à la chienne Polly dans un couloir, dans le jardin… Si personne ne joue avec toi tu sais t’occuper seul et mêne la vie dure – oh ton drôle de petit « mraou » bref, moustaches frémissantes – à tout ce qui bouge : insecte, araignée, sauterelle, lézard, mulot parfois même hélas un petit oiseau, mais le plus souvent tu dors allongé de tout ton long au soleil, abandonné dans la posture de qui ne craint rien …
Comme à présent …
Comme tu dors bien notre chat câlin dans cette tendresse qui t’ appartient, couché dans l’ herbe du jardin !
Pour dormir ton endroit préféré c’est quand-même notre lit où tu t’étales de tout ton long, de préférence sur un chandail, un pull d’Alain. On te caresse le ventre et tu protestes mollement mais sans crainte aucune, si tu mords parfois c’est pour jouer et tu sais montrer à tes humains que tu les aimes en te posant sur leurs pieds. Parfois dans un élan d’affection tu viens pile dans le creux de nos bras et de la tête et des pattes réclame ton dù de caresses et alors que nous aimerions dormir, retour sur nos pieds, où tu te lèches longuement pour finir par t’assoupir comme à présent où :
Tu dors bien, mon gros matou, petit chat accordéon, notre affamé du fond du jardin, couché dans l’herbe.
C’est que pour manger tu n’es pas le dernier, dès l’on ouvre le sac de croquettes ou que s’entrechoquer cuillère et boite, en vrai Garfield comme on a manqué aussi t’appeler tu accours, il faut que le tabouret haut qui te permet accéder à ta gamelle (stratégie anti chiens )soit bien en place sinon tu miaules de frustration et passes par la commode au risque de tout envoyer bouler. As-tu manqué bébé ? Quand tu manges c’est un poème, tu ne saisis pas les croquette mais ouvre grand ta petite gueule pour les pelleter et avaler tout rond. Un cri de tes entrailles signe le trop plein et la réjection suit … L’hiver tu grossis, maigris l’été il paraît que c’est à cause des lézard dont tu fais bombance…
Peu ragoûtant certes mais espiègle on te pardonne tout et surtout
Que tu est beau, que tu dors bien comme ce matin, notre chat, très joli chat et tant aimé, couché dans l’herbe du jardin.
Mon Poil de Carotte cette nuit du 11 au 12 juin j’ai rêvé de toi, nous partions en vacances mais je ne me résolvais pas à vous laisser, leurs vies sont si brèves : disais-je. Nous revenions et vous étiez là sur la route Fine et toi avec deux autres chats, vos copains. Comme c’est dangereux disais-je à Alain ! Nous ne pouvions pour une raison obscure prendre que Fine et te laissions avec la promesse de revenir te chercher… Tu restais avec tes copains chats…
Je n’ai pas compris quand Alain m’a dit…
Tu dors si bien dans cette confiance qui t’appartient, couché dans l’herbe du jardin !
Je chasse les mouches et je t’écris, dans mon demi sommeil de ce matin, tu m’as parlé … peut être…on se reverra mon chat câlin, je ne pleure pas tu vois, même si la route a eu raison de toi. Les larmes affluent mais ne sortent pas,
Tu dors si bien, couché là où ton maître en pleurant t’a posé. Du bon côté m’a-t-il dit surtout ne le retourne pas. De tout ton long comme tu l’as fait si souvent.
Fine tourne autour de toi, me regarde, Polly est venue te flairer. Te pleurent à leur manière. Mais moi je ne peux pas, j’ai tant et tant â te dire, je te parle, caresse ton corps inerte et je chasse les mouches…
Et pardon pour tous ceux qui pensent que ce n’est pas raisonnable, veiller un chat, le pleurer en ces « matins bruns » mais voilà : souffrez que ce deuil prenne pour un temps toute la place. C’était notre chat du fond du jardin, notre Poil de Carotte qui nous avait choisis et nous l’aimions.
Merci notre chat pour les presque 8 ans de bonheur que tu nous as donné.
Merci ! 😘
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C’est un hommage très émouvant pour Poil de carotte dont la vie fut ainsi malheureusement écourté. Il semblait très aimant et surtout très aimé.
J’offre mes plus sincères sympathies à ta famille et toi, Cécile. Tu as pleinement le droit de vivre ton deuil. 🧡🤍
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Merci Marie -Luce la vie a repris son cours mais j y pense constamment et je rêve de lui. Et je suis triste. Vraiment. Je n’arrive pas à me faire à l’idée passant près de la tombe qu’il est là dessous. C était un chat tellement présent !! Nous avons la chance d’avoir encore notre Fine (chatte de 14 ans) et notre chienne Polly.
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S’habituer à la présence de cette absence, ce n’est pas facile. Je pense très fort à toi.
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Snif ! Bon anniversaire à tous les saint-chats qui ont été sages sur la terre et qui ont inspiré par leur miaous tant de tendresse à leurs maîtres et maîtresses. Bisou à toi.
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