Dans la série des mots : inspiré d’un fait divers…

Calamité chapitre chatiere chant seule livre filer

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Seule avec son livre à filer les chapitres
Son chat qui entre par la chatière
Ne dérange pas son chant intérieur
Il faudrait rien moins qu’une calamité
Pour qu’elle arrête de lire.

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Inspiré d’un fait divers récent

Elle file à l’anglaise entamant  ainsi un nouveau chapitre de son existence
Enfin seule !

Sur ce livre là les pages sont vierges nulle calamité ne la poursuit et surtout pas  eux  les envahisseurs ceux qu’on croit chasser  par la porte et qui reviennent par la chatière

Et  dans le silence  béni de la première nuit , ce silence qu’elle ne goûtait plus depuis qu’elle savait,  depuis des mois en fait,  enfin elle a dormi, bien certaine qu’ils ne reviendraient plus, ses visiteurs de la nuit. Ceux qu’elle ne savait pas connaître  avant que le juge n’égrène  les noms, prénoms, états-civils…  qui  venaient à la barre qui :  « non vraiment ne savaient pas, ne pensaient  qu’elle dormait, la croyaient consentante » 

Ces nuits là … qui depuis l’obsèdent.

Au matin, elle se réveille Tellement heureuse qu’elle voudrait chanter mais  alors elle les entend, eux,  leurs pas lourds et leurs voix … Surtout leurs voix … Celles que  ce nouveau départ allait -pensait- elle- effacer !
Mais non ils étaient dans sa tête !!
Dans la nouvelle maison aussi, ils ont pris leurs aises, partout elle les  voit et surtout les entend comme elle les a entendus au procès, et du fond de tout son être,  la mémoire corporelle reconstitue à son insu ce qu’ils ont fait  subir à son corps endormi… leurs grosses voix, les corps,  leurs sexes…
Alors pleurant de rire elle a ouvert la fenêtre   je suis plus maligne regardez je vous quitte et elle a enjambé le rebord étroit. Et comme les voix derrière se faisaient pressantes… Non ne  fais pas ça reste avec nous…et parmi  eux plus pressante encore celle de son mari. Elle a sauté…
Ou pas ?
C’est que c’est une battante à ce que disent les gros titres, la femme qui a subi l’abomination que personne ne peut ignorer tellement l’affaire est médiatisée. Lire plus que les gros titres (mais déjà très instructif ) est au dessus de mes forces,  je refuse de céder à cette fascination morbide. Je salue la parole des hommes, qui  prennent position pour dénoncer ces mentalités de prédateurs, l’ignominie de ces viols et s’en distinguer. Oui il existe une autre humanité et il serait réducteur de penser que tous les hommes sont  potentiellement des violeurs, toutes les femmes potentiellement des victimes.
Je crois en la valeur de l’éducation, au respect  mutuel, à l’amour qui élève et épanouit tou.te.s ci.e.lles  qui s’y risquent. Je crois en un monde où ils n’y aura plus d’Hommes  ni même seulement  des hommes et des femmes, mais  des humains avec une minuscule s’il-vous plait car  êtres vivants parmi les êtres vivants,  quelque genre ou sexe dont iels se reconnaissent. 

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