Passagers éphémères mais amis pour la vie

Il faut que le temps passe et que les années filent sur le fleuve qui nous entraîne captifs de son cours.

Puisque du temps long ne sommes mes amis chers que les passagers éphémères et nous tous brodons au mieux sur ce fil qui nous relie aux routes et chemins de traverses que nous empruntons.

Parfois contraints, nous rêvons de prendre de plus douce tangentes mais le destin souvent implacable nous restreint.

Ainsi mes chéris passe notre existence et nous passants devons composer entre l’ombre et la lumière.

Non la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et dans ses cours elle offre bien souvent des rapides, des rives escarpées, des écueils. Alors nous n’avons plus  d’autres choix que tant bien que mal garder la tête hors de l’eau.

Nous nageons au mieux, accostons parfois sur des plages cosy, où d’autres ont accosté.

Pour un temps hors du fleuve, l’amitié nous ressource. Un temps pour donner le maximum de nous même et nous nourrir de la joie du partage.

Un temps hors du fleuve à glisser nos pas là où d’autres ont rêvé, pensé le monde entre deux rives.

Un temps pour se dire que la vie est belle aussi, qu’elle offre quoi qu’il en soit de si beaux paysages.

Un temps pour nous côtoyer, croiser nos fleuves alliés dans cette course qu’est notre vie. Croiser nos aléas pour s’en faire autant de promesses.

Que seraient les fleuves et rivières sans les autres cours qui les croisent et les nourrissent de leurs eaux venues d’ailleurs, sans leurs rives tranquilles, leurs sources fertiles et leurs larges estuaires ?

Que seraient nos vies sans nos amitiés ?

Texte en réponse à un texte de mon amie Dom. Les mots qui suivent lui sont empruntés.  temps années fleuve passagers éphémères routes chemins de traverses existences. vie cours maximum glisse pas aléas joies.

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