Tristesse du temps qui passe

Triste à en mourir parfois, moi je

Regrette ce temps qui ne sait que passer :

Irrémédiable. Et moi je voudrais ce

Serpent,  le pouvoir freiner Dans sa fuite

Terrible ; car il envoie au tombeau toute chair,

Eparpille toute chose et compresse nos traces,

Sans pitié ni sans haine, au rouleau du passé.

Systématique, insoucieux de ma peine, il écrase

En passant, tout être aimé, toute ma jeunesse.

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