Canicules (entre deux…)

Premières chaleurs Dernières pluies  premières meules et brutalement dans la chaleur revenue plus forte que jamais le printemps cède la place à l’été et les verts prés fleuris au jaune à perte de vue des tiges desséchées…

Une deuxième canicule s’abat sur la terre

J’ai le spleen baudelairien celui qui te prends au détour d’un chemin ou plus perfide encore surgit sans prévenir du fond du canapé.

Ce spleen inutile qui fait d’un poème sa raison, que rien ne justifie.  Ni amour ni haine.
Juste l’ennui.

J’ai le spleen galérien celui qui  ramène inlassable  sa pierre  pour ne  bâtir  rien, sinon des couches et encore des couches de vide.

Ce spleen illusoire qui fait d’une fenêtre un barreau… Que rien ne contredit. Ni soleil ni pluie.


Juste une peine

Dernières pluies premières meules c’est juin qui débarque en fanfare le bel avril, le  joli mai  et des  verts prés fleuris passe au jaune à perte de vue des tiges desséchées…

… Alors c’est  dans la monotonie des jours brûlés, l’oeil attendri fragile …

Le coeur étouffé de chaleur et le corps qui suffoque et dégouline ..

Et puis… Mon esprit en surchauffe…

J’écoute  la voix flûtée de mon surmoi qui me dit de garder en mémoire les jours de pluie….

Garde mêmement que ton coeur renaissant qui a tout à l’heure reverdit ne se dessèche triste ployant son échine sous un trop plein de spleen.

Garde toi des déserts de tes certitudes, garde en toi les prés fleuris…

Garde…

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