Entre ces deux vois-tu tout juste l’espace
D’une barque de dits qui tangue et chavire.
Sous le poids sableux de rancunes tenaces.
Ils ont pourtant l’amour en ligne de mire, Mais les coeurs encombrés de tout ce qui s’entasse,
Peinent à se fabriquer d’autres souvenirs.
L’amour cannibale se maintient si coriace
Qu’à chaque fois qu’un.e voudrait s’échapper, fuir,
Des pans entiers d’ un.e se fissurent et crevassent…
L’enchaînent à cette chair à en mourir sans rire.
A cette chair à en mourir sans rire.
Il leur faudrait vois-tu rompre touts ces glaces ;
Mettre à nu, exhumer tout ce qui les déchire.
Pour ces anges noirs récréer un possible espace
De tout ce qui pour eux pourrait encore sourire
Avant que le néant ne vienne qui efface
D’entre eux comme de nous, la moindre trace
D’entre eux comme de nous, la plus petite envie, le plus petit soupir.